Portraits : 1 240 séances, dont 61 % de retouches reprises
Une séance portrait dure 45 minutes au studio du 131 boulevard Saint-Martin. 1 240 séances ont été menées entre janvier 2019 et décembre 2025.
Claire Bernard conduit les travaux. Elle compte 38 photos livrées par séance, sur les 140 déclenchées.
Le chiffre qui nous intéresse n'est pas le nombre de clichés. 61 % des clients demandent une correction après la première livraison. Pour les portraits destinés à un usage professionnel, dossiers de candidature déposés en mairie ou à la Maison des associations rue des Corroyeurs, ce taux monte à 74 %, et cette différence entre portrait privé et portrait professionnel se retrouve chaque trimestre depuis 2019, sans exception notable.
Antoine Mercier a mesuré le délai entre la séance et la validation finale sur 200 dossiers tirés au hasard. La médiane tombe à quatre jours ouvrés. La moyenne grimpe à neuf jours, à cause d'une queue de dossiers qui traînent trois semaines.
Une seule reprise suffit dans 8 cas sur 10. Les autres ont validé la première version, sans rien changer.
Ce qui n'a pas fonctionné : la formule « portrait express » lancée en mars 2022, séance de 20 minutes sans retouche incluse. Sur 87 séances vendues, 44 clients ont demandé une retouche payante en supplément et 11 ont demandé un remboursement. Nous l'avons retirée en janvier 2023.
Familles : 310 shoots, des fratries qui bougent
Trois cent dix séances de famille ont été enregistrées depuis 2016, dont 96 sur la seule année 2024. La moitié se déroule en extérieur : parc de la Colombière, lac Kir, ou jardin de l'Arquebuse quand la lumière du matin le permet.
Le vrai indicateur, c'est le temps utile. Sur les séances avec enfants de moins de six ans, le moment où tout le monde regarde l'objectif en même temps tourne autour de 12 minutes sur 90, et Claire Bernard a chronométré 40 séances en 2023 pour le vérifier, montre en main, sans jamais annoncer le résultat aux parents avant la livraison.
Deux séances ont été refaites sans frais en 2023, après des problèmes de mise au point liés à un objectif prêté. Le prêt n'a pas été renouvelé.
Nous livrons 52 photos par séance familiale. Les tirages 20 × 30 représentent 28 % des commandes qui suivent, souvent groupées avant Noël. En décembre 2024, 71 commandes sont parties entre le 1er et le 20, dont 19 retirées au studio.
Nous ne photographions pas les baptêmes ni les mariages. Ce n'est pas notre métier.
Ce qui n'a pas fonctionné : la proposition « arbre généalogique photographique », quatre générations réunies sur un même tirage, testée auprès de 14 familles en 2021. Treize l'ont trouvée trop lourde à organiser, deux seulement ont donné suite. Abandonnée.
Petites entreprises : 145 dossiers, des images qui servent
Les commandes venues de commerces et de très petites structures représentent 145 dossiers entre 2019 et 2025. Boulangeries, cabinets dentaires, garages, une librairie rue Jean-Jacques-Rousseau, deux salons de coiffure place François-Rude.
Pour ce type de commande, nous mesurons un seul résultat : la photo est-elle utilisée ? Six mois après la livraison, Antoine Mercier rappelle chaque client. Sur les 96 dossiers de plus de six mois, 58 utilisent encore au moins une image sur leur fiche d'établissement ou leur site, ce qui laisse 38 clients qui ont changé de visuel, fermé, ou cessé de répondre aux appels, et ce rappel systématique nous coûte une journée de travail par trimestre.
Sept dossiers de 2024 ont demandé trois passages, à cause de travaux dans les locaux.
Le volume typique tourne autour de 25 photos, prises en deux passages, souvent un lundi matin avant l'ouverture, quand la lumière tombe bien sur la vitrine. Le tarif moyen d'un dossier s'établit à 340 euros sur 2024, contre 295 euros en 2022. Chaque devis est refait.
Neuf clients ont demandé un devis pour de la vidéo. Nous avons refusé les neuf.
Ce qui n'a pas fonctionné : la « formule vitrine trimestrielle », quatre passages par an à tarif dégressif, proposée à 22 commerces en 2020. Quatre ont signé. Trois ont arrêté au bout de deux trimestres, jugeant le rythme trop rapide pour leurs changements réels, et nous ne la proposons plus.
Tirages : le papier, les délais, les ratés
Le laboratoire sort 4 100 tirages par an, toutes tailles confondues, du 10 × 15 au 40 × 60. Sur les 620 commandes de 2024, 43 ont été relancées pour un problème de colorimétrie ou de cadrage.
Cela fait 7 %, un taux que nous cherchons à faire baisser sans y arriver.
Pierre Dubois suit les réclamations depuis 2021. Le délai moyen de production est de trois jours ouvrés. Il monte à six en décembre, quand les commandes s'accumulent, et à huit lors des deux semaines qui suivent la rentrée de septembre, période de photos d'identité pour les inscriptions universitaires.
Un lot de papier mat commandé en février 2023 s'est révélé légèrement voilé sur les 200 premières feuilles. Nous avons réimprimé 54 commandes à nos frais et changé de fournisseur. Le coût n'a pas été répercuté.
Les photos d'identité forment un flux à part : 380 séances en 2024, normes ANTS respectées, livrées en cinq minutes pour le tirage et l'image numérique. Aucune commande par correspondance.
Ce qui n'a pas fonctionné : la vente de cadres en bois d'un artisan de Gevrey-Chambertin, lancée en 2021. Sur 60 cadres en stock, 17 ont été vendus en dix-huit mois. Réassort arrêté, reste liquidé.
Ce que nous ne mesurons pas
Un questionnaire envoyé en 2022 à 300 clients avait récolté 41 réponses, insuffisant pour dire quoi que ce soit. Nous avons arrêté d'en envoyer, et nous ne notons plus la satisfaction sur cinq.
Nous ne suivons pas non plus les recommandations d'un client à un autre, faute de moyen simple de les compter. Certains reviennent, d'autres pas. Une image qui sert, rendue dans les délais annoncés, et une reprise quand elle ne convient pas : le reste relève du discours.
Le studio ouvre du lundi au vendredi de 9h00 à 18h00, le samedi de 9h00 à 13h00, fermé le dimanche. Pour un devis, le téléphone au 03 65 14 03 06 reste le plus direct, ou l'écrit à [email protected]. Le site est damolicmira.click.
Damolicmira SASU exploite le studio depuis 2010. Trois personnes y travaillent : Pierre Dubois, Claire Bernard et Antoine Mercier.